Parcours européens à Rouen

La statue de Léon Blum
Rouen Métropole : au Sud de la Seine Rouen Métropole-Normandie

La statue de Léon Blum, à Grand-Quevilly

Non loin de l’hôtel de ville de Grand-Quevilly, sur l’avenue qui porte son nom, voici une sculpture de Léon BLUM, de pied en cap, qui symbolise bien l’attachement de la ville au socialisme réformiste depuis des décennies.

Léon BLUM (1872 Paris – 1950 Jouy-en-Josas) : une grande figure du socialisme français et international.
Né dans une famille de la petite bourgeoisie française originaire d’Alsace et de confession juive, il fait de brillantes études, à l’Ecole Normale supérieure, puis de littérature et de droit. D’abord critique littéraire, il s’engage vite en politique au Parti Socialiste de Jaurès et soutient à partir de 1914 l’Union sacrée ; il participe aux côtés du socialiste Marcel SEMBAT, ministre du travail puis de l’armement, aux gouvernements d’union nationale.
A la sortie de la guerre de 1914-18, il refuse l’inféodation de la SFIO à l’internationale communiste, en 1920 au congrès de Tours.
Président du Conseil des ministres du Front populaire, de 1936 à 1937, puis de mars à Avril 1938, il fait voter, après les grandes grèves de mai-juin 1936, les deux semaines de congés payés, la réduction du temps de travail, l’élargissement des droits syndicaux, la présence de femmes au gouvernement.
Enfin, conscient des dangers du nazisme, il accélère le réarmement et la commande d’avions, mais refuse l’intervention directe dans la guerre civile espagnole pour soutenir les Républicains, car le parti radical, membre de la coalition du Front populaire,  y est hostile.

Pendant la guerre,  il est arrêté par le régime collaborateur de Vichy, traduit en procès à Riom, procès durant lequel on lui reproche injustement d’être responsable de la défaite. Il se défend avec brio, bénéficie d’un non-lieu mais est tout de même déporté à Buchenwald.
Après guerre, il est chef du gouvernement provisoire de la République française de décembre 1946 à janvier 1947 et il prépare la constitution de la IVe république.

Léon BLUM nous parle de l’Europe :

Toute sa vie,  il a cherché à rapprocher les peuples.
En 1946, il signe les accords franco-américains BLUM-BYRNES, qui permettent l’introduction massive, mais momentanée (des quotas sont rétablis peu après) de films en provenance d’Hollywood, en échange de l’effacement de la dette de guerre française à l’égard des Etats-Unis.
En 1948, il soutient le projet d’une union de défense franco-britannique. Et la création, après la Shoah, de l’Etat d’Israël.
Il meurt en 1950, après une longue vie de combats pour la justice, la république, l’indépendance des socialistes et de la deuxième internationale contre les diktats de Moscou. Une des grandes figures du socialisme réformiste européen.
A la fin de sa vie, il soutient les européens Jean MONNET et Robert SCHUMANN dans leur tentative de créer une Europe du charbon et de l’acier, capable de dépasser l’antagonisme franco-allemand.

Voir la statue de Léon Blum :

accès : Métrobus, ligne Boulingrin-Georges Braque, station Léon Blum, marcher un peu à pied vers la place de l’hôtel de ville.

 

 

Vous aimez ? Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *