Parcours européens à Rouen

Centre Historique de Rouen Rouen Métropole : au Nord de la Seine

L’Abbaye de Saint-Ouen 

La nef de l'église Saint-Ouen
L’intérieur de la nef et dans son prolongement, le chœur.

Cette immense église abbatiale (137 m de long, 26m de large et plus de 30m de haut sous les voûtes) est un monument qui mêle les styles gothiques rayonnant et flamboyant. Elle est remarquable par son unité architecturale, avec sa tour lanterne de style anglo-normand, sa nef très haute et dépouillée, et avec son abside. Commencée en 1318, elle est presque achevée au XVIe siècle. La façade occidentale est reconstruite dans le style néogothique au XIXe par l’architecte Henri Grégoire, qui s’inspire des plans de la façade de la cathédrale de Cologne.

Ce site abbatial nous parle d’Europe

L’évêque Saint-Ouen et originaire d’Angleterre, pays où son culte est très important ; les normands se feront le relais de ce culte en France.

Une pièce maîtresse du réseau européen des abbayes bénédictines : Saint-Ouen est fondée au VIIIe siècle par l’ordre des bénédictins, dont la règle monastique édictée par Saint Benoit se répand dans toute l’Europe chrétienne et particulièrement dans le duché de Normandie fondé en 911 par Rollon. A l’époque, c’est une abbaye de style roman.

Le chevet de Saint-Ouen
L’abside de l’abbaye et la tour lanterne.

L’édifice présent est construit du XIVe au XVIe siècle, sur les ruines de l’abbaye romane; c’est un fleuron de l’art gothique. Né en Ile de France, cet art se développera dans l’Europe entière grâce à une véritable internationale de maîtres d’œuvre se déplaçant au gré des grands chantiers. C’est en 1318 que l’abbé Jean Roussel dit Marc d’Argent lance ce projet ambitieux qui n’est achevé qu’en 1549, à cause de la guerre de cent ans. La tour lanterne couronnée d’une dentelle de pierre, typique de l’art anglo-normand, le chevet et la nef entourée d’arcs-boutants en font un monument d’une grande beauté.

Collatéral nord : Vie de saint Martin (Arnoult de Nimègue, début XVIe siècle)
Vie de Saint-Martin : le baiser au lépreux, Arnould de Nimègue, début XVIe.

L’abbaye est aussi remarquable par sa nef et ses bas-côtés, ornés de très beaux vitraux inondant de lumière colorée l’intérieur du monument. Deux générations de vitraux coexistent du XIVe au XVIe siècle. Ceux dus au maître verrier de la Renaissance Arnould de Nimègue sont remarquables par le réalisme des visages, le respect des lois de la perspective.

Le bâtiment sert maintenant essentiellement à des manifestations et expositions culturelles. Il possède un orgue de Cavaillé-Coll de 1890, logé dans un buffet de la Renaissance. Des concerts d’orgue sont régulièrement donnés qui sonnent assez bien grâce à une belle acoustique.

À signaler, aux abords de l’abbatiale, dans les jardins, une copie de la pierre runique, dite de Jellinge.

En ce qui concerne l’abbaye : l’embarras du choix, dont le site de Rouen-Normandie-Tourisme, avec une très belle vue prise du ciel !

Les illustrations de cet articles sont issues du site web.
https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Saint-Ouen.htm

Références :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Ouen_de_Rouen
https://www.abbayes-normandie.com/abbaye/abbatiale-saint-ouen/
https://www.rouentourisme.com/edifices-religieux/abbaye-eglise-abbatiale-saint-ouen-494/

Pour y aller :

Vous aimez ? Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *