Parcours européens à Rouen

pressoir de la Trème
Centre Historique de Rouen

Pressoir de la Trème à Quincampoix
Vestige d'une Normandie viticole

À Quincampoix, rue du Sud, à une douzaine de kilomètres au nord de Rouen, le pressoir de la Trème est un bâtiment typique de la Normandie rurale : toit de chaume, colombage, mur en torchis. Sa fonction passée est peu banale, c’était un pressoir à raisin, oui à raisin et non à pomme !

Saint Vincent est écrasé sous la vis d’un pressoir.

On sait que Rouen a été durant au cours du XXe siècle un port importateur de vin (voir notre article le chai à vin de Rouen), mais on a un peu oublié que jusqu’au XIIIe siècle la Normandie produisait du vin et même en exportait en Angleterre. Chaque abbaye avait ses vignes, ne serait-ce que pour produire un vin de messe.

La légende rapporte que le roi Louis XIV, ayant trouvé atroce le vin de Normandie, demanda d’en faire ôter les vignes pour les remplacer par des pommiers.

Saint Vincent est le protecteur des vignerons. Rouen eut une église Saint-Vincent, détruite le 31 mai 44, il reste des vestiges au bas de la rue Jeanne-d’arc. Les vitraux de cette église, mis à l’abri au début de la seconde guerre mondiale, ont été ré-installés dans l’église Sainte-Jeanne d’Arc, place du Vieux-marché. Un des vitraux est consacré à la vie de ce saint.

Un financement européen

Plaque apposée sur le pressoir de la Trème

Le déplacement (initialement le bâtiment se trouvait sur la route de Préaux à Quincampoix) et la rénovation du pressoir de la Trème ont bénéficié, entre autres, de l’aide financière de la Région Normandie et du programme Européen Leader. Ce programme permet à chaque territoire d’utiliser les crédits européens selon des priorités définies localement. 17 territoires ruraux en Normandie peuvent en bénéficier.

Renaissance d’une Normandie viticole

La vente du vin produit à Bois-Guillaume se fait au bénéfice d’œuvres caritatives.

Même si cela reste très anecdotique, quelques passionnés se sont lancés le défi de faire renaître en Normandie la culture de la vigne. Ainsi l’association In vigno meritas a planté sur les hauteurs de Rouen, plus exactement à Bois-Guillaume dans le quartier du Mont-Fortin, quelques centaines de pieds de vigne.

Une partie des cépages (PECORINO et PASSERINA) ont été offerts par la commune italienne de Torgiano jumelée avec celle de Bois-Guillaume.

Décidément, l’Europe n’est jamais loin.

Il existe aujourd’hui une vigne importante dans les jardins de l’abbaye de Saint-Georges de Boscherville, bien orienté et entouré de hauts murs.

L’évolution climatique au cours du second millénaire de notre ère a fortement handicapé la culture de la vigne dans notre région, le réchauffement climatique du troisième favorisera peut-être sa renaissance.

Références

 

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